Articles

Donald Trump est le symptôme d’un malaise qui ébranle les fondements mêmes de l’Empire états-unien. Un empire mondial qui, depuis trois quarts de siècle, a fondé son hégémonie sur le système du libre commerce et du libre investissement à l’échelle planétaire.

En cette campagne électorale qui bat son plein, les deux partis susceptibles de prendre le pouvoir courtisent la classe moyenne, par des promesses souvent simplistes et racoleuses : «Plus d’argent dans les poches de la classe moyenne». Paradoxalement, aucun parti ne remet en cause le système économique libre-échangiste actuel, qui appauvrit la classe moyenne[1], creuse les inégalités, dévaste l’environnement et sape la démocratie. 

Le groupe des sept pays les plus industrialisés – le G7 – s’est donné rendez-vous, fin août, sur les plages de la station balnéaire de Biarritz pour un 44 ͤ sommet.

Le 3 mai dernier, avait lieu à Montréal un important colloque pour faire le point sur le libre-échange aujourd’hui. Les participantes et participants ont passé en revue les grands accords de néolibre-échange signés récemment par le gouvernement canadien. De ces débats est ressorti un projet renouvelé non seulement d’opposition, mais aussi de propositions alternatives.​

Québec solidaire a été fondé sur le socle d’une Déclaration de principes devant baliser ses orientations et son action. Or aujourd’hui, le parti a abandonné deux des principes les plus importants énoncés dans ce document : la laïcité et l’égalité femme-homme.

Cette histoire épique commence avec l’élection d’Hugo Chavez à la présidence du Venezuela, en décembre 1998. Elle se transforme en une sale guerre de déstabilisation avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2017. Elle prend des allures de guerre froide avec le débarquement des Russes à Caracas, en mars 2019.

Haïti : un pays qui se sous-développe en périphérie et au profit des États-Unis, du Canada, de la France et des compagnies transnationales.  Précision : avec la complicité des élites locales qui empochent impunément.

«Nous avons placé une pilule empoisonnée dans l’accord signé avec le Canada et le Mexique. Et nous pourrons faire de même dans d’autres accords.»

Tout ça pour aboutir à un affrontement qui a finalement dégénéré en une guerre commerciale qui s’annonce dévastatrice. Tout le monde va y perdre, surtout les travailleuses et les travailleurs et la classe moyenne, contrairement à ce que prêchait et prêche encore le premier ministre canadien.

Depuis une quinzaine d’années, la Commission européenne mène une sourde offensive visant à imposer aux gouvernants africains des accords de néolibre-échange appelés Accords de partenariat économique (APE). Ce sont les habits neufs du colonialisme

Cette chronique veut mettre en lumière ce qui rassemble les dirigeants des trois pays signataires de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et ce qui les oppose. À la demande instante du président des États-Unis, cet accord est aujourd’hui renégocié. Quatre cycles de négociations tumultueux, réalisés depuis deux mois. Le quatrième s’est terminé le 17 octobre dernier, dans un complet désaccord

Lors de l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, le 1er janvier 1994, le président Carlos Salinas de Gortari arbore ce traité comme un projet porteur d’un immense espoir pour le peuple mexicain : l’ALÉNA conclu avec les deux voisins industrialisés du Nord va sortir le Mexique du sous-développement et le faire passer du Tiers-Monde au «premier monde»

C’est l’avertissement que le Commissaire au commerce de la Maison Blanche, Robert Lighthizer, a lancé à ses vis-à-vis canadiens et mexicains dès l’ouverture de la première séance de renégociation de l’ALENA, le 16 août à Washington

Donald Trump fulmine. Il se porte à la défense des producteurs laitiers du Wisconsin qui ont appris qu’ils ne pourront plus écouler leur surplus de lait au Canada qui leur fait une concurrence déloyale

«Le projet européen n’a jamais paru aussi éloigné du peuple qu’aujourd’hui». C’est là le désolant constat que laisse tomber le président du Parlement européen, Antonio Tajani, en ce 25 mars 2017

L’Accord économique et commercial global (AECG) conclu à l’arraché en octobre 2016, après huit ans de négociations tordues, entrera en vigueur en avril prochain, sans avoir obtenu la ratification normalement nécessaire des 28 parlements des pays membres de l’Union

Le Québec s’est doté, au fil des ans, d’un système agroalimentaire qui assurait une juste protection des activités et des terres agricoles. Ce système reposait sur quatre piliers: la mise en marché collective, la gestion de l’offre, une assurance collective contre la volatilité des prix et les caprices de la météo et, finalement, la Loi sur la protection du territoire agricole

Ce qu’il est convenu d’appeler le «modèle agricole québécois» s’est bâti, au fil des ans, sur quatre piliers »:  1) la mise en marché collective; 2) la gestion de l’offre; 3) un système d’assurance contre la volatilité des prix et les caprices de la météo; 4) le contrôle monopolistique de l’Union des producteurs agricoles (UPA) sur tout le système

L’Accord de libre-échange Canada-États-Unis (ALÉ), entré en vigueur en janvier 1989, devait mettre fin à une guerre commerciale de sept ans, parsemée d’escarmouches et de démêlés juridiques tournant invariablement à l’avantage des États-Unis. Or, l’accord de 1989 n’a pas mis fin à cette guerre qui dure maintenant depuis 35 ans.

Au coeur du Pays basque, au nord de l'Espagne, se trouve un complexe coopératif multisectoriel, le plus vaste au monde qui, contrairement à la plupart des très grandes coopératives que nous connaissons au Québec, respecte l'ensemble des principes qui fondent le coopérativisme. 

La Loi sur les mines du Québec repose sur le principe du free mining – exploitation minière libre - importé directement du Far West américain au XIXe siècle.  Ce principe colonial donne à  l'entreprise privée un accès libre au patrimoine minier du Québec. Libre de toutes contraintes sociales et environnementales et pratiquement libre de tout contrôle gouvernemental.

Ce qui m’indigne le plus dans cette entente de principe que les dirigeants des grandes centrales syndicales ont conclue avec le gouvernement, c’est la légèreté et – disons le mot – le sans-gêne éhonté avec lesquels le trio a laissé tomber les infirmières, sans égard aux engagements pris lors de la mise sur pied du front commun. Le lâchage est si évident qu’à l’issue de la signature de l’entente, les dirigeants ont senti le besoin de se justifier : 

Dans son éditorial du 18 février dernier, Josée Boileau, commentant le débat en cours sur la  laïcité, fait un inquiétant constat : il y a «rupture entre un certain milieu intellectuel et la population sur l’épineuse et pourtant essentielle question des accommodements»

Nombreux sont ceux aujourd’hui qui dénoncent la nocivité et la malfaisance sociales du capitalisme et réclament sa refondation et même son abolition, mais rares sont ceux qui proposent une véritable alternative qui soit à la fois réaliste et réalisable

Chaque année, à l’approche de Noël, une fièvre de compassion pour les pauvres s’empare des médias. La Grande Guignolée des médias est devenue une institution

Les trois vieux partis (PLQ, PQ, ADQ*), suivis docilement par les économistes et les chroniqueurs des grands médias, posent, depuis quelques mois, une question lancinante : où trouver l’argent pour combler le déficit budgétaire que le gouvernement du Québec est en train de creuser

Les trois vieux partis (PLQ, PQ, ADQ), suivis docilement par les économistes et les chroniqueurs des grands médias, posent, depuis quelques mois, une question lancinante : où trouver l’argent pour combler le déficit budgétaire que le gouvernement du Québec est en train de creuser?

C’est avec une étonnante légèreté que les médias ont rapporté et commenté le cinquième sommet annuel des leaders nord-américains réalisé à Guadalajara, les 9 et 10 août

Plus un système économique est inégalitaire et prédateur, plus il a besoin de se draper dans une idéologie astucieuse qui le rende crédible et légitime, voire bienfaisant aux yeux de la population

Quand la spéculation règne sur l'économie

La crise financière, qui secoue la planète depuis l’été 2007, révèle au grand jour un paradoxe renversant. Le système économique se trouve aujourd’hui dominé par les outils qu’il a créés, au fil des âges, pour faciliter les échanges : la monnaie et la finance

Dans votre chronique du 6 mai dernier, portant sur le Manifeste de Québec solidaire - Pour sortir de la crise : dépasser le capitalisme? -, vous affirmez deux choses étonnantes 

Monsieur Joseph Facal,

Dans votre chronique du 4 mai, dans Le Journal de Québec, vous vous attaquez durement au Manifeste de Québec solidaire et encore plus à ses signataires, Françoise David et Amir Khadir

La spéculation financière consiste à tirer parti de la volatilité, des risques et anomalies diverses des marchés financiers déréglementés pour réaliser des gains considérables, en gageant sur l’évolution future des taux de change, des taux d’intérêts, des indices boursiers, des dérivés du crédit et autres. Il s’agit, par une habile ingénierie financière, de faire de l’argent avec de l’argent, sans production de biens et de services

La crise qui secoue la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est révélatrice d’une certaine idéologie qui s’est emparée de nos élites économiques et politiques depuis quelques décennies

L’invitation que vous m’avez lancée, chères amies galériennes et galériens, d’embarquer dans La Galère, me fait revenir à mes origines mauriciennes et trifluviennes

Malgré les multiples symptômes qui affectent le système représentatif actuel, on ne vit pas la mort de cette grande aventure humaine qu’est la démocratie

L'arrivée d'un député de Québec solidaire à l'Assemblée nationale constitue une victoire remarquable sur les médias. Pour mesurer l'ampleur de cette victoire, il faut reconnaître le rôle massif que jouent les médias dans la formation de l'opinion publique et le formatage des esprits

Comment expliquer que la crise hypothécaire amorcée aux États-unis, à l’été 2007, ait pu se transformer en une crise financière planétaire qui ébranle aujourd’hui les colonnes du temple capitaliste

Pour justifier le fonctionnement agressif du système économique actuel, on allègue que l’individualisme, la violence, la domination et l’accaparement sont des comportements inhérents à la nature humaine

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) apparaît, sans contredit, comme l’institution qui a le plus contribué, depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 1995, à la désorganisation des systèmes agricoles et alimentaires dans le monde

Depuis qu’ils ont signé les accords de libre-échange néolibéraux, dans les années 1980 et 1990, nos gouvernants jouent un double jeu : d’un côté, ils se présentent comme les garants et protecteurs du bien commun; de l’autre, ils renoncent volontairement à une grande partie de leur pouvoir de légiférer dans les domaines concernant la protection de ce même bien commun

Les ténors du Parti québécois se réclament volontiers de la social-démocratie, particulièrement en ces temps d’affliction où cette formation se trouve refoulée au rang de deuxième opposition à l’Assemblée nationale

En mars 1998, le gouvernement Bouchard organise un sommet agroalimentaire où sont conviés tous les acteurs de ce secteur. C’est le Congrès agro-économique de St-Hyacinthe auquel participe le Premier ministre en personne

Dans un article publié dans Le Devoir du 13 août dernier, je signalais que Dernière le sommet des trois Amigos tenu à Guadalajara, les 9 et 10 août, se cachaient quelque chose de plus important que le sommet lui-même 

John Saul fait actuellement la grande tournée des médias pour faire la promotion de son dernier essai intitulé La mort de la globalisation. Sauf dans Le Devoir (8 mars 2006) qui souligne son insoutenable légèreté, il est accueilli partout comme un oracle. Ce n’est pas rien : à la surprise de tous, il annonce la mort de la globalisation

 L’opposition entre les deux visions susmentionnées s’est vertement manifestée à l’occasion de la marche festive qui a marqué l’ouverture du Forum : 60 000 citoyennes et citoyens ont envahi la rue pour clamer leur opposition aux politiques néolibérales de l’APEC mises en évidence par la présence paranoïaque de George W Bush dans la capitale chilienne

Le projet d’une Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) vise à regrouper sous un même traité tous les États du continent, à l’exception de Cuba. Les 34 pays candidats à cette alliance formeraient alors la plus vaste zone de libre-échange au monde